Descente...

Descente...
Petit texte ce soir, il est bien tard et je suis un peu space dans ma tête, c'est dans ces moments la que je suis le plus inspiré...

De nouveaux les idées fusent tellement vite que j'ai du mal à en caler une. Je repense à ce week end. Aux gens que j'ai revu. Et je me rend compte de plus en plus que mes conneries sont en train de partir loin derrière moi, en esperant ne plus jamais devoir y faire face. Je me suis senti si bien. Et pas seulement à cause de ce que j'avais pris. Grace à ces gens qui sont venus vers moi me dire bonjour, à certains (ou plutot certaines) qui m'ont sauté au cou en me voyant. Aux conversations que j'ai eues. Aux choses que l'ont m'a dites. Et quand j'y repense, j'espère ne pas me tromper en disant que j'ai enfin trouvé ma place. Un milieu ou les gens m'acceptent tel que je suis. Putain oui j'espère vraiment ne pas me tromper.

J'ai peut etre enfin trouvé ce Graal que je cherche depuis si longtemps, une Vie. Même si c'est pas la plus respectable de toutes, au moins celle la elle me plait vraiment et je veux la garder. Mais j'ai du mal à y croire. C'est con à dire, j'ai l'impression que ca ne durera pas, j'ai peut etre trop l'habitude que tout se passe mal. Je veux pas que ca s'arrete.

Tout ces regards pour le moment putain. On dirai que ca les choque que je fasse la fête sans eux. Le Métro c'est quand même pas leur idéal de sortie??

Je m'excuse d'être différent de vous j'ai pas choisi. Mes réactions et mon comportement vous dérangent surement mais je m'en fout un peu. Quand je vois à qui je déplait ca me tracasse vraiment pas. Mais foutez vous dans le crane que rien de ce que je fais ne découle de choix. J'ai évolué sans rien choisir. Tout ce que je fais ou ne fais pas ca vient d'un truc que je ne maitrise pas. C'est pas parce que je vous ressemble qu'on est pareils. Quand vous aurez enfin compris ca peut etre que ca se passera mieux. Parce que même si vous vous inquiétez pour moi, que vous voulez que j'ai une vie comme la votre, ou que vous me conseillez dans mes choix de vie, dites vous que c'est pas parce queca marchepour vous que ca marchera forcément pour vous. Pour le moment j'ai atteint un semblant de stabilité, et si je vous avais écouté j'en serai pas la. Ca non plus ca ne durera peut etre pas, mais j'y suis arrivé tout seul. Mais je vais me démerder pour que ca dure. Parce que j'ai besoin de cette stabilité. Si je rechute... J'ose même pas imaginer.

Toujours pas moyen de caler les idées.

Apprend moi comment vivre. J'ai pas les bonnes réactions je le sais très bien. J'ai jamais réellement vécu avant maintenant. Et trop tard pour retourner à l'école. Apprend moi.

Ark4ng3 mon idéal, mélange de moi et de cet autre... j'espère t'atteindre un jour. Faire de moi un être à part entière.

Espoir... voilà bien le mot qui résume tout... Période d'espoir pour le moment, ca fait du bien. Plus qu'à les concrétiser, et ca sera bien.

Merci pour ce pire week end à tous, c'est aussi grâce à vous que je suis mieux dans ma tête pour le moment.

# Posté le lundi 07 août 2006 18:05

Mon cerveau dans tout ses états...

Mon cerveau dans tout ses états...
Pourquoi je fais ça? Tout simplement parce que ca comble un manque, ca rempli un besoin vital. Il n'y a que 2 cas ou je me sentent vraiment bien. En pleine soirée tech de malade, ou entouré d'une véritable affection. Les bonnes soirées y'en a mais elles ne sont pas si fréquentes que ça. Et l'affection ben... pas terrible en général à ce niveau là. Alors oui, parfois pour combler ce manque je prend des merdes. En gérant. Parce que bon j'ai pas vraiment envie de me foutre en l'air. Mais je peux pas non plus rester fort en permanence, puisque même mes nuits ne me permettent pas le repos. J'espère que ceux qui critiquent mon comportement comprennent ce que je veux dire. Certaines personnes s'enfoncent dans l'alcool ou le joint, ben moi de temps en temps je m'éclate la tête. Chacun son truc.

Mais pour ceux qui pensent me voir arraché tout les week-ends, sorry les p'tits loups, mais y'a jamais eu une soirée tech ou j'étais défoncé. Quand j'ai ma musique je me sens bien, j'oublie tout. C'est quand la musique s'arrête que ca devient dur. Cette musique tellement dure, rapide, tellement enivrante et puissante, cette musique magique qui oblige le corps et les tripes à fonctionner même quand l'esprit n'en veut plus, même quand le corps lâche, qui vous éclate les oreilles et fait vibrer vos intestins. Cette musique, et le monde qui est autour, avec sa drogue, sa folie, c'est mon monde, celui dont je fais partie, et que je ne compte pas quitter de sitôt.

Depuis 1 an et demi que je sors en soirée tech, j'ai vu si peu de bagarres que je pourrais les compter sur les doigts d'une seule main. J'ai fais la connaissance de plein de gens, dont certains sont devenus des amis. On ne m'a jamais jugé sur ma coupe de cheveux ou sur mes vêtements, ni sur aucun autre point. On ne m'a jamais insulté ou frappé, et si par hasard quelqu'un me bouscule, les excuses viennent de part et d'autre. Mon monde il est comme ça. Les gens sont peut-être drogués, allumés ou complètement fous, ou en tout cas ils en ont l'air, mais eux moins sont justes et droits. Ils ne rejettent personne. Tout le monde est le bienvenu, unis par l'amour des basses et de la fête. Venez faire un tour dans ce monde, vous ne pouvez pas le regretter, promis.



Dédi to : Jessaille, Nina, RdM, Rudy, Ren, JC, Sulli, Gerisson, Marie, Mush, Tonio, Ben, Manu, LE Flogs, Jet-Set Staff, Clapi, Oli, Benito, Steve, et plein d'autres dont j'ai le visage en tête mais pas les noms.

# Posté le samedi 22 juillet 2006 11:19

Modifié le jeudi 05 juillet 2007 06:07

Le passé n'existe pas

J'ai vu brûler la grande bibliotheque d'Alexandrie. J'ai vu les flammes ravager la ville, là ou le sang des innocents a maudit la terre à jamais. J'ai vu les corps des soldats s'entrechoquer et s'effondrer, dans une dernière étreinte amoureuse d'ennemis mortels. J'ai vu les viols et les massacres des enfants. Ces momes à peine éclots s'éteindre dans une gerbe de sang. J'ai vu la fin d'un empire dans un éclair de lucidité. J'ai vu les ravages de la guerre pour la première fois. Sachant qu'il y'en aurait d'autres. Puis j'ai vu la hache s'abattre sur mes yeux.

J'ai vu les vertes plaines noires de guerriers. J'ai vu les peintures de guerre autour de moi. J'ai vu les étendards haut levés, et les archers d'en face s'avancer, prêt à noircir le ciel de leurs traits mortels, l'avant goût d'apocalypse avant la bataille. J'ai entendu les cris. J'ai vu les masses de corps s'élancer et les cranes se fendrent sous les impacts innombrables. J'ai vu la nature se teindre en rouge, comme si l'enfer, las de nous attendre, avait fait le déplacement. J'ai vu le début d'une nation dans un nuage de révolte. J'ai vu la première bataille décimer une jeunesse. Sachant que tout était encore à faire. Puis j'ai vu une lame m'arriver droit dessus.

J'ai vu toutes ces tenues chamarées emplir l'espace. J'ai vu les premiers rangs serrés avancer vers la mort sans faillir. J'ai vu les canons s'aligner sur les buttes, et les cavaliers sortir leurs sabres, près à fendre la masse multicolore d'un galop mortel. J'ai vu les soldats s'arrêter à 20 mètres les uns des autres, et leur chef ceder leur vie par courtoisie. J'ai vu ces masses de métal pulvériser des groupes entiers de paysans venu servir l'ambition d'un homme qui faisait la guerre sur un siège. J'ai vu la fin d'une épopée dans une plaine morne. Sachant qu'il ne faudrait pas longtemps pour y voir à nouveau couler le sang. Puis j'ai senti le métal chaud trouer ma peau.

J'ai vu le ciel noir se répandre sur un lieu dévasté. J'ai vu la boue se répandre à son gré sur les corps. J'ai vu la peur dans le regard des hommes. J'ai vu les tranchées d'ou la désolation suintait comme la peau d'un lépreux. J'ai vu un groupe monter à l'assaut et se faire faucher aussi sec par les cris d'une mitrailleuse. J'ai vu les rats mordre un corps toujours vivant. J'ai vu les corbeaux arracher les yeux de ce qui était j'espère un cadavre. J'ai vu le début d'une hécatombe de 40 ans. Sachant que la revanche ne tarderait pas. Puis j'ai vu un nuage jaune emplir mes narines.

J'ai vu les flots déchainés s'insinuer dans notre bateau. J'ai vu la bile s'échapper du corps d'un adolescent. J'ai vu la rampe s'abaisser et la marée humaine courir droit devant elle. J'ai vu les hommes stoppés dans leur élan, le crane arraché d'une balle. J'ai vu les obus s'écraser sur les bunkers et les corps s'envoler. J'ai vu des jambes égarées par leur propriétaire. J'ai vu les noyés débarquer avec un temps de retard. J'ai vu les chars s'enfoncer dans les vagues. J'ai vu le début de la paix arriver pas à pas. Sachant que ce n'était que localement. Puis j'ai vu une grenade tomber sur mon pied.

J'ai vu la jungle omniprésente. J'ai vu des villages entiers bruler. J'ai vu les sacs repartir avec leur funeste contenu. J'ai vu les avions revenir avec une nouvelle fournée de chair encore tendre. J'ai vu les enfants pleurer leur père abattu devant eux. J'ai vu mes camarades écorchés sur des poteaux. J'en ai vu d'autres violer des enfants. Et encore d'autres s'écrouler sous les tirs d'une jeune fille. J'ai vu les vagues de napalm éclairer les nuits. Et l'odeur de chair brulée qui remplissait l'air un peu après.
J'ai vu la décadence dans un bourbier asiatique, pour l'omniprésence d'un mode de vie. Sachant que ca ne s'arrêterait pas la. Puis j'ai senti une lame sur ma gorge.

Je vois la lune et la nuit. Je vois le calme qui emplit ce monde. Je vois l'effet de la paix sur un peuple qui a connu la guerre pendant des siècles. Je vois les moeurs décroitre, alors qu'ailleurs les combats continuent. Je vois aussi cette guerre larvée, qui quoiqu'on en dise finirai par détruire cette civilisation devenue pacifique contre sa nature. Je vois chaque jour la guerre civile devenir un peu plus féroce. Et je m'interroge sur la vérité relative de ce que l'on appelle la paix. Ce monde est en conflit depuis sa création, depuis les amibes qui s'entredévorait, jusqu'aux bombes furtives qui dévastent les villages, en passant par les machettes tueuses de bébés. Chassez le naturel et il revient au galop. Ne fuyez pas ce coté malsain qui sommeille en vous. Vivez le.

# Posté le vendredi 16 juin 2006 12:37

Je n'ai pas...

Je n'ai pas honte de ce que je suis.
Je n'ai pas honte de ce que j'ai été.
Je n'ai pas honte de ce que je serais.

Parce que je n'en suis pas vraiment responsable.

Je n'ai pas peur de la peur parce que je l'ai vaincue.
Je n'ai pas peur de la mort parce que je l'ai vue en face.
Je n'ai pas peur de la vie parce que je ne la connais pas.
Je n'ai pas peur du bonheur parce que je ne le connaitrai jamais.
Je n'ai pas peur du malheur parce c'est mon élément.

Parce que je n'attends plus rien du monde.

Je n'ai pas d'idéal.
Je n'ai plus envie d'aimer.
Je n'ai plus envie de vous subir.
Mais je n'ai plus envie d'être seul.

Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus qui croire, je ne sais plus que croire. L'évolution des choses tourne mal. Très mal. Je suis une ordure, mais qu'y puis-je?? Qui m'as fait ordure? A qui puis-je me plaindre de ce que j'ai vécu, de ce qui a fait de moi ce monstre? Personne n'est responsable, même pas moi. Je n'ai rien à faire ici. Mais je n'ai nulle part d'autre ou aller.

La frustration... La frustration de me sentir transparent, un outil. Comme cette chose que l'on sait utile mais pour laquelle on n'a qu'une faible considération. Comme un mouchoir que l'on jette après l'usage. POURQUOI, PUTAIN, VOUS N'ETES PAS FOUTU DE M'AIMER COMME JE LE VOUDRAIS??? POURQUOI, CHAQUE FOIS QUE JE ME CASSE LE CUL, QUE JE VOUS ECOUTE, QUE JE VOUS CONSOLE, QUE JE VOUS AIDE, C'EST A PEINE SI J'AI DROIT A UN MERCI, POURQUOI VOS REGARDS ME FONT SENTIR SI DERANGEANT, POURQUOI???

Pourquoi c'est jamais moi qui pleure?

# Posté le dimanche 11 juin 2006 13:39

Je tue...

Il est un homme et personne.
Voilà des années qu'il promène un visage plaqué sur sa boîte crânienne et une ombre cousue à ses pieds, mais il n'a pas encore réussi à décider lequel des deux est le plus pesant. Quelquefois, il éprouve une envie irrépressible de les arracher de lui pour les suspendre à un clou, puis de s'effondrer à tout jamais sur le sol, comme un pantin auquel une main compatissante aurait coupé les ficelles.

A d'autre moments, la fatigue fige sa pensée et l'empêche de discerner que la seule issue raisonnable serait de s'abandonner à une course effrénée vers la folie. Ce qui l'environne n'est plus alors qu'une interminable précipitation de visages, d'ombres et de voix, ceux des gens qui ne se posent aucune question, acceptent passivement que la vie soit ce voyage d'ennui et de souffrance inexpliqués, et se bornent à envoyer de temps à autre quelques cartes postales idiotes.

Là ou il se trouve en ce moment, il y a de la musique, des corps en mouvement, des bouches qui sourient, des paroles échangées. Il se tient parmi tout cela, élément anonyme offert à la curiosité de ceux qui voudraient prendre une photo et la verront jour après jour se faner.

Il s'appuie à une colonne, en pensant que tous ces gens sont des inutiles.

En face de lui, de l'autre côté de la salle, attablés l'un près de l'autre sous la grande verrière qui donne sur le jardin, deux personnes : un homme et une femme.

Elle, dans la lumière diffuse, est subtile et douce comme la mélancolie. Ses cheveux sont noirs, ses yeux verts si grands et lumineux qu'il peut les voir distinctement malgré la distance. A son côté l'homme n'a d'yeux que pour sa beauté et lui parle à l'oreille, pour qu'elle l'entende malgré la musique tapageuse. Ils se tiennent par la main et elle rit des mots tendres qu'il lui glisse, renversant la tête en arrière, puis enfouissant son fin visage au creux de l'épaule de son compagnon.

Tout à l'heure, elle a tourné un bref instant la tête dans sa direction, peut-être inconsciemment troublée par le regard fixe que pose sur leur couple cet homme appuyé à une colonne, et cherchant la raison du léger malaise qu'elle éprouvait. Leur yeux se sont croisés, mais ceux de la jeune femme, indifférents, ont glissé fugacement sur son visage comme sur le reste du monde qui l'entoure. Ensuite, elle a recommencé d'offrir le miracle de ses yeux verts à l'homme qui l'accompagne et qui lui rend son regard, le même regard, imperméable à tout message, hormis la présence de son aimée. Ils sont jeunes beaux, heureux.

L'homme appuyé à la colonne a décidé qu'ils allaient mourir.
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# Posté le dimanche 14 mai 2006 15:00